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	<title>vegan.fr - Une seule solution : l&#039;abolition !</title>
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	<description>Une seule solution : l&#039;abolition !</description>
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		<title>vegan.fr sur France Inter !</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 22:52:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[vegan.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Voici un extrait de l&#8217;émission Service Public du 02 février 2012 sur France Inter, où Marc nous parle du véganisme :</p> <p></p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un extrait de l&#8217;émission Service Public du 02 février 2012 sur France Inter, où Marc nous parle du véganisme :</p>
<p><center><iframe width="300" height="182" src="http://www.youtube.com/embed/17mjaE1AjJQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Informez-vous !</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:38:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits des Animaux]]></category>

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		<description><![CDATA[<p></p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://vegan.fr/media/pdf/tract-abolitionistapproach_com.pdf"><img class="aligncenter" title="tract" src="http://vegan.fr/media/images/tract-abolitionistapproach_com-miniature.jpg" alt="" width="200" height="141" /></a></p>
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		<title>Pourquoi le véganisme doit être la base par Gary Francione</title>
		<link>http://vegan.fr/2011/12/11/pourquoi-le-veganisme-doit-etre-la-base-par-gary-francione/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 23:08:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes abolitionnistes]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nous vous invitons à lire ce texte de Gary Francione, qui résume très bien l&#8217;importance d&#8217;une revendication claire et sans compromis.</p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous invitons à lire ce <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2011/03/08/pourquoi-le-veganisme-doit-etre-la-base/" target="_blank">texte</a> de <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/" target="_blank">Gary Francione</a>, qui résume très bien l&#8217;importance d&#8217;une revendication claire et sans compromis.</p>
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		<title>Le véganisme comme norme minimale de décence</title>
		<link>http://vegan.fr/2011/12/10/le-veganisme-comme-norme-minimale-de-decence/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 17:20:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dan Cudahy]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Texte original : Dan Cudahy &#171;&#160;Veganism as a Minimum Standard of Decency&#160;&#187; Traduction : &#171;&#160;La pilule rouge&#160;&#187;</p> <p>&#171;&#160;Dans des discussions avec des non-vegans –particulièrement les non-vegans sur Internet qui sont familiers avec les deux affirmations du mouvement vegan des droits des animaux et les affirmations du contremouvement—le problème de la « délimitation » est <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://vegan.fr/2011/12/10/le-veganisme-comme-norme-minimale-de-decence/">Le véganisme comme norme minimale de décence</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Texte original : Dan Cudahy &laquo;&nbsp;<a href="http://unpopularveganessays.blogspot.com/2009/02/veganism-as-minimum-standard-of-decency.html" target="_blank">Veganism as a Minimum Standard of Decency</a>&nbsp;&raquo;<br />
Traduction : &laquo;&nbsp;<a href="http://kwaice.blogspot.com/" target="_blank">La pilule rouge</a>&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Dans des discussions avec des non-vegans –particulièrement les non-vegans sur Internet qui sont familiers avec les deux affirmations du mouvement vegan des droits des animaux et les affirmations du contremouvement—le problème de la « délimitation » est souvent amené comme une sorte d’objection au veganisme. Alors qu’il est vrai que les vegans évitent beaucoup de souffrance, l’argument fonctionne comme cela, les vegans causent également indirectement beaucoup de souffrance : des animaux sont tués par les récolteurs de cultures et véhicules motorisés ; des pesticides naturels et artificiels sont utilisés pour les cultures ; et fréquemment on ne peut dire exactement quel mal a été causé soit directement aux animaux soit à l’environnement dans tous les cas, même en achetant au magasin d’aliments naturels locaux ou au marché du village. Puisque les vegans n’ont pas atteint la perfection de la pureté dans l’art de ne pas causer de mal et dans la non-violence, on a vraiment un cas de délimitation, et tant qu’une personne n’a pas atteint la perfection absolue de la pureté, elle n’a pas le droit de critiquer toute autre limite qui pourrait être tracée. Critiquer les autres limites c’est ne pas reconnaître soi-même ses propres défauts par rapport à la perfection platonique, et donc d’être –osons le dire- hypocrite.</p>
<p><span id="more-308"></span></p>
<p>Mettre des limites peut être difficile dans toute question de morale, et plus la limite est précise, plus les difficultés surviennent. Cependant, la difficulté de mettre des limites précises ne devrait pas nous dissuader d’explorer les limites moins précises de standards minimums ou de bases morales qui sont (ou devraient être) raisonnables pour la grande majorité des gens dans la société, même si cela demanderait une abolition complète de l’agriculture animale.</p>
<p>Nous établissons et défendons philosophiquement des bases morales régulièrement dans la société sous  forme de lois en rapport avec des problèmes tels que le meurtre, l’homicide involontaire, l’agression, les déclarations de guerre, et les limitations de vitesse, même s’il peut être tout aussi difficile de mettre des limites pour ce genre de problèmes qu’avec  les problèmes avec les animaux. Aucun de nous n’est non plus « pur » lorsqu’il s’agit de protéger les humains de la cruauté ou la mort ; et pourtant nous plaçons des limites : nous ne sommes pas cannibales ; et la plupart d’entre nous ne soutiennent pas en toute connaissance de cause ou joyeusement l’esclavagisme humain et leur massacre.[1]</p>
<p>Nous avons le devoir d’établir et de défendre philosophiquement de telles bases pour les animaux. A la place, nous avons une politique de laissez-faire niveau morale (et injuste) où l’on refuse de même discuter des limites à placer par rapport aux animaux, peu importe les similitudes accablantes qu’ils ont avec nous en terme de caractéristiques moralement pertinentes : la sentience et l’intelligence perceptuelle et la conscience.</p>
<p>Vu les similitudes moralement pertinentes et les différences non pertinentes entre les humains et autres animaux, et vu qu’il est probable que nous trouvions que la perfection absolue dans le fait de ne pas causer de mal soit bien trop ascète ou impossible à atteindre de manière pratique dans notre société moderne, le veganisme est la base morale que nous nous devons de promouvoir et que nous devons appliquer. <em>Le veganisme n’est <strong>pas</strong> la finalité ou le mieux que nous puissions faire ; plutôt, c’est le minimum que nous puissions faire.</em></p>
<p>Le veganisme, c’est s’abstenir fondamentalement de participer à l’exploitation et l’abattage délibéré ou le massacre des êtres non-humains. Prévenir les décès fortuits et accidentels d’humains dans les accidents de la circulation et l&#8217;action de la police &#8211; même les morts humaines prévisibles &#8211; n&#8217;est pas requis par les lois interdisant l&#8217;esclavage et le meurtre. De la même manière, prévenir les morts accidentelles et fortuites dans les accidents de la circulation ou dans les récoltes de culture – même les morts prévisibles – n’est pas requis par le veganisme. En d’autres mots, l’approche abolitionniste des droits des animaux, telle qu’elle est perçue aujourd’hui, et la base morale correspondante du veganisme sont précisément la même chose en terme de « délimitation » que les lois interdisant l’esclavagisme pur et simple et le meurtre. Les lois interdisant l’esclavagisme et le meurtre ne disent rien par rapport à la prévention des blessures liées aux véhicules motorisés et les accidents mortels, ou combien d’argent nous devrions engager pour sauver la vie d’un enfant blessé, ou les balles perdues dans une guerre justifiée d’auto-défense. Nous devrions clairement prendre les mesures appropriées pour réduire autant que possible de telles morts, mais encore une fois, le veganisme est simplement une première norme minimum, pas la meilleure ni la finale.</p>
<p>Choisir de consommer des produits animaux est un choix de participer à l’exploitation et au massacre intentionnel d’êtres sentients. Vu notre large variété de choix de nourriture aujourd’hui, nous pouvons facilement refuser de participer à une telle exploitation et massacre. Dans bien des cas, tel que celui-ci, mettre des limites peut être très approprié et solidement défendu, surtout quand on reconnaît que cette limite placée est seulement la norme minimum de la décence, pas la norme maximum de la pureté.</p>
<p>Notes :</p>
<p>[1] Si vous vivez et payez vos taxes dans un pays industrialisé, avec une forte puissance militaire, tel que les Etats-Unis, vous cautionnez par inadvertance, indirectement et malheureusement involontairement, je l’espère, le massacre d’être humains innocents sous la forme de guerre dans d’autres pays (déclenchées principalement pour des raisons économiques ; raisons économiques qu’on pense être aussi des raisons ‘de sécurité nationale’) et la fourniture d’armes à des milices violentes, tout comme les vegans cautionnent par inadvertance, indirectement et involontairement le massacre de non-humains innocents juste en vivant et en payant leurs taxes dans notre société basée sur l’exploitation animale.</p>
<p>[2] J’ai édité cet essai en date du 9 juillet 2009 pour retirer 2 références au jaïnisme suggérant une norme ascétique de non-violence. Je pensais auparavant que beaucoup ou la plupart des adeptes du jaïnisme prenaient des mesures ascétiques afin d’éviter de faire du mal. J’ai depuis appris que ce n’est pas le cas, et que, bien que le veganisme augmente parmi les adeptes de cette religion, beaucoup ne sont pas vegans et encore moins pratiquants d’une forme ascétique de non-violence.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Qu&#8217;est-ce qui ne va pas avec le végétarisme ?</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 17:14:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dan Cudahy]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Texte original Dan Cudahy &#171;&#160;What is wrong with vegetarianism&#171;&#160;. Traduction &#171;&#160;La pilule rouge&#171;&#160;.</p> <p>Qu’est-ce qui ne va pas avec le végétarisme ?</p> <p>Le mot « végétarien » fut introduit durant la moitié du 19e siècle. Depuis lors, il décrit une personne qui exclut la chair des mammifères, oiseaux et poissons de son régime alimentaire, <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://vegan.fr/2011/12/10/quest-ce-qui-ne-va-pas-avec-le-vegetarisme/">Qu&#8217;est-ce qui ne va pas avec le végétarisme ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Texte original Dan Cudahy &laquo;&nbsp;<a href="http://unpopularveganessays.blogspot.com/2008/09/what-is-wrong-with-vegetarianism.html" target="_blank">What is wrong with vegetarianism</a>&laquo;&nbsp;.<br />
Traduction &laquo;&nbsp;<a href="http://kwaice.blogspot.com/" target="_blank">La pilule rouge</a>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui ne va pas avec le végétarisme ?</strong></p>
<p>Le mot « végétarien » fut introduit durant la moitié du 19e siècle. Depuis lors, il décrit une personne qui exclut la chair des mammifères, oiseaux et poissons de son régime alimentaire, mais inclut d’autres produits provenant des mammifères et oiseaux ; plus particulièrement le lait maternel des vaches et les œufs de poules. Dans cet essai, quand j’utiliserai le mot « végétarien(risme) », je parlerai d’une personne (ou pratique) qui inclut des produits laitiers et des œufs dans son régime alimentaire.</p>
<p>Par contraste avec les végétariens, les vegans excluent tous les produits animaux de leur régime alimentaire. En plus, les vegans n’utilisent pas d’animaux comme ressource ou marchandises (par ex. : ils n’exploitent pas les animaux) pour quelque raison que ce soit (habillement, divertissement, ou par profit ou gain de quelque manière que ce soit (peu importe si c’est « humain »). Essentiellement, les vegans laissent les animaux tranquilles, excepté quand il s’agit de sauvetage de victimes de l’agriculture animale, de l’industrie des « animaux de compagnie », et autres formes d’exploitation qui leur sont imposées par les hommes.</p>
<p><span id="more-296"></span></p>
<p><strong>Les problèmes moraux du végétarisme.</strong></p>
<p>Beaucoup de personnes sont végétariennes par raisons éthiques. Elles sont contre le traitement qu’on inflige aux animaux dans l’agriculture ou contre leur abattage intentionnel, ou les deux. Paradoxalement, malgré leurs objections au traitement ou à l’abattage intentionnel des animaux, elles continuent de consommer des produits laitiers et œufs, qui, comme nous le verront plus bas, contribuent certainement plus à la souffrance et sans doute tout autant à l’abattage intentionnel des animaux que la consommation de produits carnés. En fait, dans la mesure où un végétarien remplace les calories de la viande par les calories des produits laitiers et œufs, le végétarien a augmenté son ou sa contribution à la souffrance animale.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les œufs « plein air »</span></p>
<p>Considérons la vie des poules vivant en « plein air ». Les producteurs d’œufs « plein air » achètent généralement des poules pondeuses des mêmes couvoirs que les producteurs d’œufs traditionnel. La moitié des poussins nés dans les couvoirs sont des mâles dont on « se sépare » souvent de manière cruelle, cela inclut d’être jetés vivants dans des machines qui broient leurs corps ou dans des sacs poubelles et/ou de grandes bennes à ordure où soit ils meurent de faim soit suffoquent jusqu’à ce que mort s’en suive. En outre, puisque les « poules pondeuses » ne sont plus assez productives après 2 ans, elles sont envoyées à l’abattoir à ce moment-là. L’industrie des œufs « plein air » s’appuie fortement sur une routine d’abattage en masse d’animaux pour être économiquement viable.</p>
<p>La vie des poules pondeuses « plein air » avant leur abattage est généralement un enfer sur terre. Le label « plein air » veut seulement dire que les oiseaux peuvent avoir certains accès à l’extérieur, même si c’est une fraction minuscule de l’espace du grand hangar dans lequel ils vivent. A cause de la surpopulation intense dans ces hangars, et parce que les oiseaux sont des animaux sociaux qui ont littéralement un ordre hiérarchique, leurs becs sensibles sont tranchés à l’aide d’une lame ébouillantée (pour cautériser le flux sanguin) afin qu’ils ne puissent pas se blesser en essayant d’établir un ordre hiérarchique impossible dans de telles conditions de surpopulation.</p>
<p>Egalement dues à la surpopulation dans un large hangar, souvent mal éclairé, les conditions de vie dans un établissement « plein air » classique sont la crasse avec des sols remplis d’excréments sur lesquels les poules vivent ainsi qu’une qualité de l’air extrêmement mauvaise à cause du manque de ventilation.</p>
<p>En plus de ces conditions de vie difficiles, les poules sont génétiquement conçues pour être extrêmement productives dans la ponte d’œufs, ce qui a pour résultat qu’elles sont en moins bonne santé que les poules traditionnelles. Leur santé fragile est largement due au fait que les poules qui ne sont pas exploitées mangent la plupart de leurs œufs (dans des conditions naturelles, seule une petite portion des œufs arrivent à l’éclosion) afin de récupérer les nutriments qu’elles perdent dans les œufs qu’elles produisent. Quand on leur prend leurs œufs, elles perdent alors cette possibilité. Génétiquement modifiées, les poules pondeuses intensives perdent encore plus de nutriments et finissent en pire santé car elles produisent plus d’œufs pour les humains que les poules traditionnelles.</p>
<p>La production d’œuf des poules est à son sommet lorsqu’elles ont plus ou moins 7 mois et diminue nettement à plus ou moins 15 mois. Pour obtenir 6 mois supplémentaires de ponte, les producteurs « plein air » vont alors utiliser une pratique appelée « mue forcée » pour imiter les conditions d’une transition hiver-printemps. Durant la « mue forcée », on affame les poules durant plusieurs jours (jusqu’à 14 jours) et on estompe la lumière dans les hangars. Les poules peuvent perdre jusqu’à 30% de leur poids durant ce processus de famine et certaines poules plus faibles –déjà en malnutrition de pas pouvoir consommer leurs propres œufs- finissent par mourir. Plusieurs semaines après la fin de la « mue forcée », la production retourne à un niveau normal.</p>
<p>Après que les poules « plein air » soient « usées », condition dans laquelle elles ne peuvent plus produire d’œufs à un rythme économiquement viable et dont leur santé s’est considérablement détériorée à cause des conditions de vie misérables et à l’impossibilité de récupérer leurs nutriments, elles sont transportées à l’abattoir. Le transport et l’abattage peuvent tous les deux être la pire cruauté que les poules aient jamais connues. Elles sont très fragiles, de même que leurs os, du fait d’avoir tant donné sans pouvoir récupérer. Quand on les manipule brutalement pour le transport et l’abattage, leurs os se brisent souvent. Par ailleurs, les poules pondeuses ne sont généralement pas utilisées pour la consommation humaine ; leur viande est souvent de très pauvre qualité à cause de leur mauvaise santé.</p>
<p>Les poules « plein air » finissent dans les mêmes abattoirs que tout autre poulet où elles sont souvent torturées intentionnellement , jetées contre les murs ou piétinées, par des travailleurs frustrés par les mauvaises conditions de travail et le salaire trop bas. Même si les poules « plein air » ne sont pas intentionnellement torturées, certaines résistent au bain électrique « étourdissant » et à l’égorgeur (en tentant de se débattre attachées par des fers la tête en bas) et à la place sont ébouillantées vivant dans le réservoir dé-plumeur (échaudage).</p>
<p>La production d’œufs commercialement viable, peu importe le label (« plein air », « au sol », ou « bio »), est extrêmement cruelle envers les poules. Comme mentionné plus haut, les poules qui ne sont pas exploitées mangent la plupart de leurs œufs comme moyen naturel de récupérer la plupart des nutriments qu’elles perdent par la ponte. Même si on imaginait les meilleures conditions imaginables, comme un sanctuaire ou dans la nature, prendre leurs œufs est mauvais pour leur santé et c’est de l’exploitation. Quand on additionne les conditions de vie extrêmement cruelles que les poules pondeuses endurent à l’abattage de masse qui est requis pour que la production reste économiquement viable, la consommation d’œufs n’a tout simplement aucun sens pour toute personne concernée par le traitement ou l’abattage des animaux.[1]</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le lait « bio »</span></p>
<p>Tous comme les humains et autres mammifères, les vaches doivent être enceinte pour produire du lait. Les vaches laitières « bio » sont ainsi maintes fois inséminées, la plupart du temps par une machine appelée « support à viol », soit artificiellement soit par un taureau. Les vaches devraient normalement vivre 20 ans, mais à cause de la réalité économique des industries laitières « bio », elles sont généralement abattues après 5 ans lorsqu’elles perdent la capacité de produire des quantités de lait économiquement viable. Pendant cette courte vie de 5 ans, elles sont enceintes plus ou moins 9 mois sur 18 à 24 et donnent naissance à un veau 2 ou 3 fois. Certains veaux femelle finiront par remplacer leur mère et grand-mère comme vache laitière. Cependant, la plupart des veaux des producteurs laitiers « bio » sont enlevés à leurs mères –qui souvent pleurent intensivement leur perte- et vendus à l’industrie du veau. Bien qu’on permette à certaines vaches laitières « bio » de paître une partie de l’année, beaucoup de vaches « bio » ne voient jamais la lumière du soleil avant d’être transportées à l’abattoir.</p>
<p>Tout comme les poules pondeuses « plein air », les vaches « bio » et leurs veaux sont transportées et abattues de la même manière que tout autre vache ou bœuf. Souvent, elles sont confinées des jours de transport dans un semi-remorque, et parfois dans des conditions climatiques extrêmement chaudes ou froides. Parce qu’elles sont épuisées d’avoir tellement produit de lait et du aux manipulations génétiques visant à maximiser cette production, elles sont souvent bien plus faibles que les « bœufs d’élevage » lorsqu’elles arrivent à l’abattoir. En effet, la plupart des « infirmes » &#8211; vaches trop faibles pour même marcher – sont des vaches laitières, dont des vaches laitières « bio ». Lorsqu’elles arrivent à l’abattoir, les « infirmes » sont souvent cruellement aiguillonnées à l’aide d’outils électriques et/ou transportées à l’aide de bulldozers vers l’abattage, comme on l’a vu plus tôt cette année à la télévision nationale dans des reportages d’infiltration fournis par l’HSUS.</p>
<p>L’abattage peut être une expérience horrible inimaginable et terrifiante. Bien que les vaches et bœufs soient supposés être « étourdis » à l’aide d’un pistolet à vis dans le crâne, cela peut être difficile à réussir pour l’ouvrier, surtout avec le rythme rapide auquel les animaux arrivent. Cela peut avoir comme conséquence des animaux complètement conscients lorsqu’ils sont enchaînés, hissés la tête en bas, et égorgés. Du fait que les vaches et les bœufs qui n’ont pas été correctement étourdis se débattent lorsqu’ils arrivent à la partie égorgement, les ouvriers ratent parfois l’égorgement ou la taillade n’est pas suffisante pour les tuer. A cause de la pression de la production pour garder le rythme, ces vaches et bœufs arriveront parfois en vie à la dépeceuse.</p>
<p>La production de lait bio économiquement viable, peu importe le label, est extrêmement cruelle pour les vaches et les veaux et requiert un abattage de masse. Les vaches laitières « bio » sont physiquement et psychologiquement détruites au moment d’arriver à l’abattoir, ce qui peut en soi être une histoire d’horreur inimaginable. Consommer des produits laitiers « bio » -lait, fromage, glace, fromage à la crème, crème- n’a tout simplement aucun sens pour toute personne concernée par le traitement et l’abattage des animaux.</p>
<p><strong>L’immoralité de l’institution de l’exploitation animale.</strong></p>
<p>L’exploitation animale, parcequ’elle exploite les animaux comme propriété, est de l’esclavagisme pur et simple. Les exploitants d’animaux possèdent et contrôlent totalement les animaux en tant que propriétés, ressources, et produits et toute « restriction » sur le comportement du propriétaire du bien sont uniquement là pour l’exploitation efficace des animaux en tant que marchandises. Nous n’approuvons pas l’esclavagisme humain, peu importe si un esclavagiste traite son ou ses esclaves « humainement » ou « gentiment ». Nous rejetons l’institution de l’esclavagisme sous toutes ses formes parce que l’institution en soi est immorale. L’institution en soi est immorale parce qu’elle réduit systématiquement et forcément ses sujets à de simples objets existant uniquement pour satisfaire les fins de quelqu’un ; n’accorde aucune protection aux exploités excepté ce qui est jugé nécessaire pour une exploitation efficace des marchandises ; et réduit forcément des êtres sentients avec des vies émotives, des désirs, et aversions à un statut de choses – comme si ils étaient des brocolis insensibles, du maïs, des rochers ou des arbres.</p>
<p>L’institution de l’exploitation animale (ex : l’esclavagisme) est un angle mort moral dans notre culture, tout comme l’esclavagisme humain l’était il y a 160 ans en Amérique. Nous devons examiner et questionner nos préjudices culturels tous comme les américains au 19e siècle devaient examiner leurs préjudices culturels.</p>
<p>Si nous sommes moralement opposés à l’institution de l’exploitation animale et la cruauté et injustice flagrante qui en découlent forcément, comme toute personne décente consciente des faits inclus dans cet essai devrait l’être (sans mentionner les faits d’autre exploitation qui n’ont pas été évoqués ici), notre base morale doit être le veganisme.</p>
<p>Note :<br />
[1] Pour en savoir plus sur les poules pondeuses plein air « usées », rendez-vous sur le site de Peaceful Prairie Sanctuary : <a href="http://www.peacefulprairie.org/freerange1.html" target="_blank">le visage de l’exploitation plein-air</a>.</p>
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		<title>01/10/2011 &#8211; CR Paris Vegan Day 2011</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 21:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rapports d'actions]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[<p> Beaucoup de discussions intéressantes lors de cette édition 2011 du Paris Vegan Day. Nous avions préparé quelques gâteaux qui ont fait le bonheur du public. Méryl a fait une conférence sur l&#8217;approche abolitionniste qui n&#8217;a pas laissé les gens indifférents. Nous avons eu beaucoup de retours positifs suite à cela. <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://vegan.fr/2011/10/23/01102011-cr-paris-vegan-day-2011/">01/10/2011 &#8211; CR Paris Vegan Day 2011</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><center><object width="400" height="300"><param name="flashvars" value="offsite=true&#038;lang=en-us&#038;page_show_url=%2Fphotos%2Fveganfr%2Fsets%2F72157627962004204%2Fshow%2F&#038;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fveganfr%2Fsets%2F72157627962004204%2F&#038;set_id=72157627962004204&#038;jump_to="></param><param name="movie" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=107931"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=107931" allowFullScreen="true" flashvars="offsite=true&#038;lang=en-us&#038;page_show_url=%2Fphotos%2Fveganfr%2Fsets%2F72157627962004204%2Fshow%2F&#038;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fveganfr%2Fsets%2F72157627962004204%2F&#038;set_id=72157627962004204&#038;jump_to=" width="400" height="300"></embed></object></center><br />
Beaucoup de discussions intéressantes lors de cette édition 2011 du <a href="http://parisveganday.fr" target="_blank">Paris Vegan Day</a>.<br />
Nous avions préparé quelques gâteaux qui ont fait le bonheur du public.<br />
Méryl a fait une conférence sur l&#8217;approche abolitionniste qui n&#8217;a pas laissé les gens indifférents. Nous avons eu beaucoup de retours positifs suite à cela.<br />
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		<title>Table d&#8217;info v2</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Sep 2011 11:06:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[vegan.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Grâce à John on a une nouvelle banderole et une nouvelle nappe pour nos prochaines tables d&#8217;info ! Merci à lui. </p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Grâce à John on a une nouvelle banderole et une nouvelle nappe pour nos prochaines tables d&#8217;info ! Merci à lui.<br />
<a href="http://vegan.fr/wp-content/banderole.jpg"><img src="http://vegan.fr/wp-content/banderole-300x183.jpg" alt="" title="banderole" width="300" height="183" class="aligncenter size-medium wp-image-283" /></a><br />
<a href="http://vegan.fr/wp-content/stand.jpg"><img src="http://vegan.fr/wp-content/stand-300x169.jpg" alt="" title="stand" width="300" height="169" class="aligncenter size-medium wp-image-284" /></a></p>
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		<title>Le triomphe de l’obscène, le mépris des victimes et la défaite du mouvement</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 19:53:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles véganes]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">8 septembre 2011</p> <p style="text-align: justify;">par Méryl Pinque</p> <p style="text-align: justify;">La nouvelle est tombée, sans surprise : la célèbre organisation de défense animale PETA, connue pour le sexisme de ses campagnes, va ouvrir son propre site pornographique, peta.xxx. Sans ironie aucune, on peut dire que la boucle est bouclée : tout tendait vers ce <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://vegan.fr/2011/09/08/le-triomphe-de-l%e2%80%99obscene-le-mepris-des-victimes-et-la-defaite-du-mouvement/">Le triomphe de l’obscène, le mépris des victimes et la défaite du mouvement</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">8 septembre 2011</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 15px; font-weight: bold;">par Méryl Pinque</span></p>
<p style="text-align: justify;">La nouvelle est tombée, sans surprise : la célèbre organisation de défense animale PETA, connue pour le sexisme de ses campagnes, va ouvrir son propre site pornographique, peta.xxx. Sans ironie aucune, on peut dire que la boucle est bouclée : tout tendait vers ce but, des campagnes « <em>I’d rather go naked than wear fur </em> » et « <em>Vegetarians have better sex</em> » aux innombrables manifestations de rue en tenue légère organisées par l’association dans le monde entier. <strong>Sur peta.xxx, des scènes pornographiques alterneront avec des images de torture animale : la chair des unes, la chair des autres, consommées à toutes les sauces du voyeurisme.</strong> Des « stars du porno » ont d’ores et déjà annoncé leur participation &#8211; hautement rémunérée, cela va sans dire. Le mélange promet d’être explosif, les recettes juteuses, et il faudra s’attendre, si ce genre d’initiative se banalise (et il semble bien que tel soit le cas) à une recrudescence notable des actes de zoophilie et de torture à caractère sexuel sur ceux-là mêmes dont on prétend défendre les droits.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-270"></span></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous vivons dans un monde hyper-connecté et nous sommes bien conscients que c’est en se démarquant qu’on a le plus de chances de sensibiliser de nouvelles personnes à notre cause.</em> » Ces propos, qui émanent de Lindsay Rajt, la porte-parole de PETA, laissent pantois : la pornographie étant devenue la chose la plus banale du monde, comment peut-on prétendre qu’elle sert à se « démarquer » ? Est-ce, de la part de Mme Rajt, de la candeur, du cynisme, de la simplicité, ou les trois à la fois ?<br />
<strong>PETA affirme viser à l’efficacité : la pornographie est le plus sûr moyen de toucher un très large public, et de sensibiliser ainsi le maximum de gens au sort des animaux.</strong> Mais outre la naïveté presque touchante d’une telle croyance (depuis quand les amateurs de pornographie viennent-ils sur un site pornographique pour autre chose que du sexe ?), on se demande si cette naïveté ne sert pas en fait d’aimable camouflage à des mobiles beaucoup moins avouables : un terrible appât du gain et une inversion des valeurs qui révèle bien plus que de l’hypocrisie, presque une volonté de sape. Dans un tel contexte en effet, l’être nonhumain apparaît comme une victime de si peu d’importance qu’on la donne en pâture aux pervers et qu’on ridiculise le mouvement pour la défense de ses droits en faisant intervenir sur le devant de la scène, non pas des militants inspirés et dignes, mais des femmes-esclaves afin d’attirer le gogo, le machiste lambda, le beauf majeur, qui se contrefichent du sort des animaux. On imagine aisément ce qu’aurait été, par exemple, l’issue du mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis si Martin Luther King, au lieu d’entraîner à sa suite des militants sérieux et déterminés, porteurs de valeurs fortes et guidés par leurs seuls idéaux de justice, avait organisé, en vue de ratisser large, des marches de femmes noires en tenue d’Eve. L’issue en aurait été nulle. Pis : le mouvement pour les droits civiques aurait été complètement discrédité, Martin Luther King et ses partisans seraient passés pour des guignols et le message aurait été envoyé aux hommes blancs comme quoi les femmes noires étaient bien les objets sexuels qu’ils croyaient. La politique de ségrégation aurait perduré, se serait intensifiée et les Noirs seraient aujourd’hui encore considérés comme des citoyens de troisième ordre. _<strong> Le propre du carnaval n’est pas de changer le monde, mais de divertir.</strong> Le divertissement, le festif : tels sont, comme par hasard, les maîtres-mots de l’époque. Or, défendre les intérêts des victimes, ce n’est pas faire le carnaval. Ce n’est pas faire la fête. Ce n’est pas faire n’importe quoi. Ce n’est pas flatter le voyeurisme des foules, ce n’est pas décrédibiliser la cause et les victimes. Ce n’est pas faire appel au star-system si prompt à retourner sa veste et embrasser toutes les causes, même contraires, pour autant qu’elles lui font de la publicité. Bref, ce n’est pas ridiculiser tout un mouvement. Lorsqu’un humanitaire lutte contre la famine en Afrique, il ne va pas manifester nu dans la rue, ni fonder un site X où défileront des séquences pornographiques entrecoupées d’images d’Ethiopiens mourant d’inanition. Cela serait considéré comme parfaitement obscène, insultant pour les victimes et totalement contre-productif.<strong>Pourquoi les animalistes se permettent-ils de ridiculiser ainsi leur propre cause, sinon parce qu’ils ne respectent pas la personne animale, quoi qu’ils en disent ?</strong> D’ailleurs (et ceci explique probablement cela), le pourcentage de militants végans est incroyablement faible au sein du mouvement, ce qui prouve bien que les autres, autrement dit la majorité, ne prennent pas les animaux au sérieux, et que le mouvement est encore à l’état embryonnaire.<br />
PETA et d’autres associations du même acabit (1) surfent allégrement sur la vague de vulgarité qui déferle sur notre époque et qu’elle caractérise. Tous les moyens sont bons, plaident ces associations, pour sensibiliser le public à la cause animale. Or, non, tous les moyens ne sont pas bons, et la fin ne les justifie pas tous. Aussi bien, le public reste parfaitement insensible au message qu’on prétend lui transmettre. Et d’ailleurs, quelle est la fin réellement poursuivie ici ? Certainement pas celle de l’exploitation animale. Les animaux, de cette débauche de médiocrité, sortent vaincus, et la cause discréditée. PETA, et toutes les organisations qui l’imitent (elles sont nombreuses à embrayer sur ce terrain, la dernière en date étant GAIA et le lancement le 9 septembre prochain de la « journée sans slip » pour protester contre la castration à vif des porcelets), ont réussi à faire passer les militants des droits des animaux pour des clowns et des débiles, incapables de comprendre qu’on ne lutte pas contre une discrimination en en exploitant une autre. « <em>J’ai essayé de rendre clair que c’est mal d’utiliser des moyens immoraux pour atteindre une juste fin</em>. » (2) « <em>Aucun homme moral ne peut patiemment se conformer à l’injustice</em>. » (3) Telles sont les paroles de Martin Luther King, dont nos animalistes autoproclamés feraient bien de s’inspirer. A leur absence de radicalité éthique, manifeste dans leur politique d’orientation welfariste et les divers partenariats marketing qu’ils forment avec les exploiteurs des animaux, s’ajoute la promotion du sexisme. Ce triomphe de l’obscène signe la défaite du mouvement. Un mouvement pour les droits des animaux ne peut faire l’apologie du sexisme ou du consumérisme sexuel. <strong>Il ne peut dénoncer l’animal-objet et son exploitation s’il promeut parallèlement la femme-objet et son exploitation.</strong> Il ne peut espérer faire évoluer l’être humain s’il flatte en lui ce qu’il doit précisément combattre. Il ne peut prétendre élever s’il s’abaisse lui-même.<br />
Le sexisme est l’un des maux endémiques dont souffre l’humanité, et il est navrant de constater qu’il est utilisé comme ressort quasi systématique de l’antispécisme. C’est là non seulement la marque d’un illogisme tragique, mais aussi d’une navrante stupidité. Nous vivons une époque où la vulgarité trône partout. Les médias nous en abreuvent, le juteux marché de la dépendance à la pornographie s’est organisé et bien sûr, les foules s’y sont jetées, là comme ailleurs, sans aucun esprit de résistance, sans aucune conscience d’être dupées : bien au contraire, chacun ne s’est jamais autant senti libre, au point de le marteler à chaque seconde, tout en l’étant de moins en moins. Il ne faudra pas, pour excuser notre passivité, invoquer plus tard la fatalité, la rapacité capitaliste ou l’influence pernicieuse d’un pouvoir qui nous manipule, mais bien notre seul abandon de nous-mêmes, la défaite de notre pensée et la cession de notre responsabilité. Martin Luther King – encore lui &#8211; affirmait que l’égalité raciale viendrait moins de la promulgation des lois défendant la personne que de la manière dont cette personne s’envisageait elle-même. Aussi nous prêterons-nous pour finir à un jeu permutatoire éloquent, en remplaçant, dans l’extrait qui suit, le mot « Noir » par le mot « femme » :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Aussi longtemps que l’esprit est mis en esclavage, le corps ne peut jamais être libre. La liberté psychologique, un ferme sens d’estime de soi, est l’arme la plus puissante contre la longue nuit de l’esclavage physique. […] La femme sera libre quand elle atteindra les profondeurs de son être et qu’elle signera avec le stylo et l’encre de son humanité affirmée sa propre déclaration d’émancipation. Et avec un esprit tendu vers la vraie estime de soi, la femme doit rejeter fièrement les menottes de l’auto-abnégation et dire à elle-même et au monde : « Je suis quelqu’un. Je suis une personne. Je suis une femme avec dignité et honneur. J’ai une histoire riche et noble. » (4)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Des esclaves ne sauraient libérer d’autres esclaves, et leurs exploiteurs encore moins.</p>
<p style="text-align: justify;">Méryl Pinque Vegan.fr</p>
<p style="text-align: justify;">Notes :</p>
<p style="text-align: justify;">(1) Il y a quelques mois, la SPA italienne embauchait l’acteur pornographique Rocco Siffredi, connu pour l’extrême violence misogyne de ses prestations, dans le cadre d’une campagne publicitaire contre l’abandon. En 2009, une strip-teaseuse se faisait étriper dans une vidéo de l’association hollandaise Wakker Dier (voir <a href="http://www.lepost.fr/article/2009/07/08/1611749_une-stripteaseuse-assasinee-par-une-association-militant-pour-les-droits-des-animaux.html" rel="nofollow" target="_blank">http://www.lepost.fr/article/2009/0…</a>).<br />
(2) Letter from a Birmingham Jail, 1963.<br />
(3) Martin Luther King, The Autobiography of Martin Luther King, Jr., New York, Warner Books, 1998 (chap. 2).<br />
(4) Where Do We Go from Here ? Discours au SCLC (Southern Christian Leadership Conference), 16 août 1967.</p>
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		<title>Nouvelle rubrique : Paroles véganes</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 19:51:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Nous inaugurons une nouvelle rubrique : Paroles véganes. Il s&#8217;agit des textes que Méryl Pinque diffuse sur vegmag.fr. Avec son autorisation nous publierons aussi ses textes ici.</p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous inaugurons une nouvelle rubrique : Paroles véganes.<br />
Il s&#8217;agit des textes que Méryl Pinque diffuse sur <a href="http://www.vegmag.fr/005-actus/043-paroles-veganes/" target="_blank">vegmag.fr</a>.<br />
Avec son autorisation nous publierons aussi ses textes ici.</p>
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		<title>Deux nouveaux groupes locaux vegan.fr</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 19:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OdEa</dc:creator>
				<category><![CDATA[vegan.fr]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Deux groupes locaux vegan.fr sont en train de se monter, un à Cergy (95) et l&#8217;autre à Niort (79). Si vous êtes végan, en accord avec notre charte et que vous habitez près de l&#8217;une de ces villes, n&#8217;hésitez pas à nous contacter. Les animaux ont besoin de vous <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://vegan.fr/2011/09/05/deux-nouveaux-groupes-locaux-vegan-fr/">Deux nouveaux groupes locaux vegan.fr</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux groupes locaux vegan.fr sont en train de se monter, un à Cergy (95) et l&#8217;autre à Niort (79).<br />
Si vous êtes végan, en accord avec notre <a title="La Charte" href="http://vegan.fr/lassociation/la-charte/" target="_blank">charte</a> et que vous habitez près de l&#8217;une de ces villes, n&#8217;hésitez pas à nous <a title="Nous contacter" href="http://vegan.fr/contact/" target="_blank">contacter</a>. Les animaux ont besoin de vous !</p>
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